UN SOURIRE DE ZIANI, UNE JOIE COLLECTIF QUI NOUS FAIT DU BIEN !
Football365.fr / FootSud
Victorieuse en Zambie (2-0), l'Algérie a vraiment frappé un grand coup lors de son long déplacement en Afrique australe. Elle n'a plus besoin de se cacher et se présente désormais comme la grande favorite de la course à la qualification au Mondial sud-africain. La pression dans ce groupe C est plus que jamais sur les épaules des Pharaons, condamnés à réaliser un sans-faute pour rester en vie. Il est clair que le match brillamment remporté contre l'Egypte, il y a quinze jours (3-1), a été un tournant pour les Fennecs. C'était le match référence qu'attendait depuis une vingtaine d'années le football algérien pour se relancer. Il est du même tonneau que les victoires remportées en 1979 à Casablanca face au Maroc (5-1) et à Lagos face au Nigeria (2-0) en 1981, vrais points de départ d'une farandole qui a duré jusqu'en 1986. Le succès du 20 juin est la suite logique de ce match référence.
Cette équipe algérienne est sans doute moins brillante que sa devancière, mais elle offre néanmoins des garanties de solidité et de cohérence. L'équipe de Saâdane a surtout trouvé une défense de fer (Bougherra et Halliche encore énormes !), un milieu sobre et travailleur et une attaque capable d'exploiter les occasions, même (surtout) lorsqu'elles sont rares. C'est ce qu'elle a de nouveau démontré à Chililabombwe en terre hostile. Sur une pelouse exécrable, deux contres rondement menés ont suffi pour faire la différence. Pourtant, la Zambie restait sur deux belles performances, notamment un nul ramené du Caire.
Une chose est sûre, tout en gardant une belle humilité, la bande à Ziani ne doute plus et cela se voit. En technicien avisé, Sâ adane, qui vient de rééditer un exploit réalisé il y a 25 ans face au même adversaire, saura maintenir son groupe concentré et appliqué. L'occasion est trop belle pour la laisser filer. L'avenir s'annonce prometteur pour une équipe dont la moyenne d'âge est de 26 ans. Les foules algériennes qui ont envahi les rues des grands centres urbains au coup de sifflet final commencent à croire très sérieusement au retour des Fennecs sur la scène internationale.